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Pauvreté et mal-logement : des situations marginales d’habitat en hausse

le 11 05 2018

Publié le 2 mai 2018, le 12è rapport annuel de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion (Onpes) est consacré aux différentes formes de mal-logement. Il met en lumière l’importance des connaissances du mal-logement pour mieux appréhender la persistance de la pauvreté et de l’exclusion.

La persistance du mal-logement et ses conséquences sociales

En dépit d’une amélioration générale des conditions de logement, la crise du logement et en particulier celle du mal-logement perdure. Selon l’Onpes, le risque est croissant, pour les plus précaires ou pour ceux dont les ressources sont irrégulières, de se trouver exclus du logement ordinaire.

Si le taux moyen d’effort pour le logement reste stable (16% en 2001, 18,38% en 2013), il augmente pour les ménages à bas revenus : 33,6% en 2013, contre 26,2% en 2001. Le rapport pointe aussi une augmentation du taux de surpeuplement chez les ménages pauvres et modestes : +1,6 point entre 1996 et 2006 malgré une baisse générale du phénomène pour cette même période. Les ménages à bas revenus souffrent aussi d’un environnement dégradé.

En créant des conditions défavorables à la réussite scolaire, le mal-logement contribue indirectement à augmenter le risque de pauvreté à l’âge adulte et peut devenir un canal de transmission intergénérationnelle de la pauvreté.

Des situations marginales d’habitat en hausse

En perdant l’espoir d’un logement de "droit commun", les personnes peuvent "s’installer" dans une situation manifestement précaire ou mettant en danger leur santé (personnes sans abri sédentarisées dans un lieu non prévu pour l’habitation, habitation de fortune).

Les "situations marginales de logement" auraient ainsi augmenté de 12% en moins de quinze ans. Elles concerneraient près de 800 000 personnes, soit environ 1,2% de la population.

Selon l’Onpes, il est indispensable d’accroître l’offre de logements locatifs adaptée aux ressources des plus pauvres, de prévenir les ruptures qui conduisent à la marginalité et de mieux assurer le passage depuis un habitat marginal contraint vers un logement de droit commun. Si les progrès sont sensibles en matière d’accès durable au logement, le dispositif de prévention des expulsions et la mise en œuvre du Dalo restent encore perfectibles aux yeux de l’Onpes.

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