Une inversion de la courbe du chômage ?| vie-publique.fr | Repères | Découverte des institutions

Imprimer

Une inversion de la courbe du chômage ?

le 23 11 2016

Illustration Doc'en Poche - Entrez dans l'actu

Doc’ en poche « Entrez dans l’actu » des faits et des chiffres-clés sur des sujets d’actualité pour démêler le vrai du faux.

Collection de poche sur des sujets sociaux, économiques, politiques, culturels ou internationaux, Doc’ en poche « Entrez dans l’actu » vous propose en 30 questions des informations essentielles pour sortir du brouhaha médiatique. Venez découvrir nos autres titres disponibles sur notre catalogue !

Une baisse récente et fragile du chômage…

Après un 1er trimestre 2016 stable (9,9 %), le taux de chômage a baissé au 2e trimestre pour atteindre 9,6 % de la population active en France métropolitaine et 9,9 % DOM inclus (source : Insee). Cependant, selon Pôle emploi, le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) s’établissait à 3 556 800 fin août 2016 soit une augmentation de 1 % sur trois mois mais une baisse de 0,3 % sur un an.

… qui demeure à des niveaux très élevés…

Le taux de chômage flirte toujours avec des niveaux records qui n’avaient pas été observés depuis 1997. La proportion d’actifs sans emploi dépasse encore de 2 points le minimum atteint avant la crise (7,1 % au premier trimestre 2008). L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) se montre prudente dans ses estimations : le taux pourrait reculer à 9,8 % fin 2016 et 9,7 % fin 2017 en France métropolitaine.

… depuis le ralentissement de l’activité de 2011

En 2008-2009, la crise économique avait déjà provoqué des difficultés sur le front de l’emploi, qui avaient été résorbées partiellement avec le retour de la croissance en 2010. Mais le nouveau ralentissement de l’activité en 2011, lié à la crise des dettes souveraines, avait provoqué une remontée en flèche du chômage de 9,1 % à 10,3 % entre le début 2011 et le début 2014.

L’Allemagne, un îlot protégé du chômage dans la zone euroEuroMonnaie unique de plusieurs Etats membres de l’Union européenne qui forment la zone euro.

› › › La crise a fait progresser le chômage dans tous les pays développés à partir de 2008. L’Allemagne est une exception notable : depuis 2006, le taux de chômage décroît régulièrement pour atteindre 4,4 % de la population active en fin 2015. Ceci s’explique par le fait qu’elle a beaucoup mieux résisté à la crise des dettes souveraines que ses voisins. Son PIB, inflationInflationPerte du pouvoir d’achat de la monnaie qui se traduit par une augmentation générale et durable des prix. déduite, avait néanmoins chuté de 5,1 % en 2009.

Taux de chômage en %
2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 juillet 2016
France 9,1 9,3 9,2 9,8 10,3 10,3 10,4 10,3
Allemagne 7,8 7,1 5,9 5,5 5,2 5,0 4,6 4,2
États-Unis 9,3 9,6 8,9 8,1 7,4 6,2 5,3 4,9
Royaume-Uni 7,6 7,8 8,0 7,9 7,6 6,2 5,3 5 *
Espagne 17,9 19,9 21,4 24,8 26,1 24,5 22,1 19,6

* mai 2016

Source : OCDE, Taux de chômage harmonisés, septembre 2016.

Les jeunes, les plus touchés par le chômage

› › › Le taux de chômage des jeunes (moins de 25 ans) est élevé en Europe avec 18,8 % en moyenne en juillet 2016 dans l’UE à 28 (source : Eurostat). Les taux varient de 7,1 % à Malte et 7,2 % en Allemagne à 39,2 % en Italie et 43,9 % en Espagne ! La France a un taux de 24,4 %. Ces chiffres, toutefois, ne concernent que les jeunes « actifs ». Or, environ 60 % des 15-24 ans sont inactifs car scolarisés. Les jeunes au chômage sont donc moins nombreux que ne le laissent penser ces statistiques.

Mots clés :

Rechercher