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Faut-il réduire la dette ?

le 23 11 2016

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Éloigner le risque de faire défaut

Une dette non maîtrisée peut déboucher sur un défaut de paiement (cf. encadré). La simple perspective d’un défaut peut susciter la méfiance des marchés et renchérir le financement de la dette. Néanmoins, il n’existe pas de limite objective à partir de laquelle la situation devient dangereuse. Tandis que la Grèce a dû faire un défaut partiel en 2012, le pays le plus endetté au monde, le Japon (dette publiqueDette publiqueEnsemble des dettes de l’Etat résultant des emprunts que ce dernier a émis ou garantis. de 248 % du PIB en 2015), n’est pas inquiété.

Plus de 30 000 euros par habitant en France

En France, la dette publique représentait en 2015 plus de 30 700 euros par habitant. Ce niveau est assez proche de la somme obtenue si on rapporte l’ensemble de la dette des pays membres de la zone euroEuroMonnaie unique de plusieurs Etats membres de l’Union européenne qui forment la zone euro. à la population de cette zone. Mais au sein de ce même espace, les variations sont extrêmement fortes : les États les moins endettés sont l’Estonie (9,6 % du PIB) et le Luxembourg (21,8 %) ; à l’autre bout, on trouve le Portugal (128,9 %), l’Italie (135,4 %) et la Grèce (176,3 %) (données Eurostat, 1er trimestre 2016).

Par la rigueur ou la relance

Si pour certains économistes, l’austérité budgétaire constitue un préalable au retour de la confiance et de l’activité économique, d’autres prônent des politiques monétaires et budgétaires expansives pour sortir de la crise actuelle. La France, quant à elle, semble avoir choisi une voie médiane.

Un État peut-il faire faillite ?

› › › Une entreprise, confrontée à une situation de surendettement, fait faillite, liquide ses derniers biens et disparaît du registre du commerce. Dans le cas d’un ménage, la faillite se solde également par une liquidation. Le cas d’un État est différent : il ne peut pas faire faillite car il ne peut pas disparaître. En revanche, un État peut se trouver en cessation de paiement, c’est-à-dire qu’il ne peut plus payer ses fonctionnaires ou rembourser sa dette arrivée à échéance ; il fait alors défaut.

Le « bon » et le « mauvais » déficit

› › › Un déficit n’est pas mauvais s’il finance des investissements productifs (infrastructures, recherche, éducation…) qui créent des richesses futures. C’était le cas du grand emprunt lancé par la France en 2010. En revanche, si le déficit finance des dépenses courantes (prestations sociales ou salaires des fonctionnaires), les générations futures devront assurer les remboursements sans véritablement profiter d’un retour sur investissement.

Qui a fait défaut ?

› › › La crise depuis 2007 fait ressurgir le risque de défaut de paiement d’un pays, cette fois industrialisé. La Grèce a ainsi organisé un défaut partiel en décembre 2012. La France a fait défaut pour la dernière fois en 1796 et 1812 (effet du non-remboursement des assignats émis par le Trésor en 1789 pour l’un, conséquence des campagnes napoléoniennes pour l’autre). L’Allemagne a fait défaut en 1932 et 1939. Seuls deux pays européens n’ont jamais fait défaut depuis 1800 : le Danemark et le Royaume-Uni.

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