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Vers un changement de modèle éducatif ?

le 23 11 2016

Illustration Doc'en Poche - Entrez dans l'actu

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De nombreuses évolutions depuis 60 ans

En 60 ans, les effectifs scolaires ont fortement augmenté (massification) sous l’effet de l’ouverture du système éducatif (démocratisation). Par exemple, on est passé de 1,453 million de collégiens en 1960-1961 à 3,229 millions en 2015. La proportion de bacheliers sur une génération a bondi de 3 % en 1945 à 77,8 % en 2015. La durée des études s’est allongée de presque deux ans en 25 ans, principalement dans l’enseignement supérieur. Les programmes et les méthodes d’enseignement ont changé. De nouveaux outils d’évaluation et les technologies de l’information et de la communication ont fait leur entrée.

Plus d’autonomie : mutation ou révolution ?

L’idée directrice guidant les changements récents est l’autonomie. Pour certains, elle est le fruit d’une mutation de long terme en cours depuis les années 1980, notamment avec la mise en place de l’éducation prioritaire et d’une marge de manœuvre plus importante pour les établissements. Pour d’autres, il s’agit d’une révolution. En favorisant l’autonomie, les établissements développeraient ainsi leur propre projet pédagogique, ce qui les différencierait fortement. D’où la nécessité d’évaluer les établissements et de permettre aux familles de choisir leur école. Le rôle des chefs d’établissement pourrait en être accru.

L’évaluation en question

› › › En France, les notes sont souvent le seul outil d’évaluation des élèves. Pourtant, leur usage, dès l’école élémentaire, fait débat : elles décourageraient souvent plus qu’elles ne motiveraient les élèves, notamment les plus fragiles. En février 2015, la Conférence nationale sur l’évaluation des élèves a fait 7 recommandations. La plus médiatisée – abandon de la notation chiffrée jusqu’à la 6e incluse – n’a pas reçu l’aval de la ministre de l’Éducation nationale.

L’éducation prioritaire : réduire les inégalités sociales et territoriales

› › › Une circulaire de juin 2014 vise à réduire à moins de 10 % les écarts de réussite scolaire entre les 20 % d’élèves scolarisés en éducation prioritaire et les autres, principalement dans la maîtrise des compétences en français et en mathématiques. En septembre 2015, la carte de l’éducation prioritaire a été revue et compte 1 089 réseaux d’éducation prioritaire, dont 739 REP et 350 REP + qui en constituent le noyau dur disposant de moyens budgétaires et humains renforcés. En septembre 2016, un rapport du Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco) a souligné les limites de cette politique dans la réduction des inégalités.

Démocratisation : mission impossible ?

› › › En 2014-2015, 16,5 % des étudiants en classes préparatoires étaient des enfants d’ouvriers et d’employés, contre 49,5 % d’enfants de cadres et de professions intellectuelles supérieures (source : Éducation nationale, RERS, 2016).

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