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Qui sont les pauvres en France ?

le 23 avril 2018

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8,9 millions de pauvres en 2015

Ils représenteraient 14,2 % de la population française en 2015 contre 13,8 % en 2013 (Insee). Malgré tout, depuis 2005, leur nombre augmente progressivement. Le seuil de pauvreté était évalué en 2015 à 1 015 euros par mois pour une personne seule. Il correspond à 60 % du revenu médian, qui partage la population en deux effectifs égaux, la moitié disposant de revenus plus élevés et l’autre moitié de moins. En 2015, il était de 1 692 euros par mois pour les personnes vivant dans un ménage.

Des jeunes, des familles monoparentales et des travailleurs précaires

Selon l’Insee, en 2015, 2,8 millions d’enfants vivaient sous le seuil de pauvreté. Les familles monoparentales sont aussi fortement touchées : 32,7 % de leurs membres sont pauvres. Le nombre de travailleurs pauvres (intérim, temps partiel…) a également augmenté depuis 2004 (7,8 % des actifs en emploi en 2015, selon l’Insee).

Plus nombreux au Nord et dans le Sud

Selon l’Insee, en 2012, le taux de pauvreté dépassait les 20 % dans les régions Corse, Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Paca, Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. Mais c’est dans le département de la Seine-Saint-Denis qu’il est le plus élevé avec un taux de 26,9 %. Outre les Yvelines (8,9 %), les plus faibles taux de pauvreté (moins de 10 %) sont observés notamment en Loire-Atlantique, Ille-et-Vilaine ainsi qu’en Savoie et Haute-Savoie. Les différences de richesse ont été atténuées par le nouveau découpage des régions de 2015 qui en a diminué le nombre et donc augmenté la taille. Toutefois, les taux de pauvreté restent très disparates d’une région à l’autre.

Quelle mesure de la pauvreté ?

› › › En France et en Europe, la pauvreté est évaluée en référence (ou relativement) aux modes de vie et à la répartition des revenus propres à chaque société. On parle de pauvreté monétaire relative. Le seuil de pauvreté est donc fixé à 60 % du revenu médian. Un débat existe cependant sur le pourcentage à retenir : 50 % ou 60 % de ce revenu ? En effet, avec un seuil établi à 50 % du revenu médian (846 euros mensuels en 2015), on ne comptait plus que 5 millions de personnes pauvres en France.

Pauvres, donc mal logés ?

› › › Les personnes pauvres accèdent difficilement à certains droits fondamentaux. En particulier, la part des dépenses de logement dans le budget des familles n’a cessé d’augmenter ces dernières années. Pour un nombre grandissant de ménages aux revenus les plus faibles, cette part atteint plus du tiers de leur budget, laissant à plus de 5 millions de personnes (en 2013) un niveau de vie résiduel insuffisant. Selon le rapport 2017 sur l’état du mal-logement en France de la Fondation Abbé Pierre, 493 000 ménages étaient concernés par des impayés de loyers ou de charges en 2013 contre 289 000 en 2002.

Toujours plus de dettes ?

› › › En 2016, 194 194 dossiers de surendettement ont été déposés auprès de la Banque de France contre 217 302 en 2015. L’endettement moyen par dossier s’élevait à 41 650 euros (Banque de France).

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