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L’Union européenne, entre extension et dilution ?

le 23 11 2016

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De six à vingt-huit… puis vingt-sept ?

Au terme de sept vagues d’élargissement, l’Union européenne (UE) est passée de six États membres fondateurs en 1957 à vingt-huit en 2015. Actuellement, sept pays ont entamé des négociations en vue de l’adhésion dont cinq ont le statut de candidat (Albanie, Macédoine, Monténégro, Serbie et Turquie) et deux celui de candidat potentiel (Bosnie-Herzégovine et Kosovo). Mais le départ annoncé de la Grande-Bretagne devrait ramener l’UE à vingt-sept membres.

Une Europe en crise

En 2013, l’entrée de la Croatie dans l’UE avait suscité peu d’écho. Depuis le printemps 2014, la crise ukrainienne n’a pas placé l’Union au centre des négociations. Mais surtout, après le Brexit de juin 2016, les dirigeants européens ont exprimé « leur crainte d’une dilution de l’Europe ». Se pose alors la question de la poursuite de l’intégration et de l’élargissement de l’UE.

Des frontières encore à définir

La question des frontières de l’Europe revêt avant tout une dimension politique. En effet, le critère géographique n’est pas suffisant pour justifier l’adhésion d’un État. Ainsi, deux pays déjà membres de l’Union sont géo­graphiquement africain (Malte) et asiatique (Chypre). Seule la volonté politique des États membres peut décider des limites de l’Union européenne. Il leur faudra un jour décider si la Géorgie, l’Ukraine ou l’Arménie ont vocation à les rejoindre.

Un sujet qui divise : l’adhésion de la Turquie

› › › La Turquie est candidate depuis plus de 50 ans et, depuis les origines, cette candidature est contestée. Le respect des critères dits de Copenhague (la garantie des règles de l’État de droit et des droits de l’homme), après de nets progrès, semble aujourd’hui en recul. Les caractéristiques historiques, culturelles et religieuses du pays sont également mises en avant par les opposants à sa candidature.

Une procédure de divorce longue et complexe

› › › C’est l’article 50 (« clause de retrait ») du traité de Lisbonne de 2009 qui va désormais régir le divorce du Royaume-Uni d’avec l’UE. À compter de sa notification par le chef du gouvernementGouvernementOrgane collégial composé du Premier ministre, des ministres et des secrétaires d’Etat chargé de l’exécution des lois et de la direction de la politique nationale. britannique au Conseil européen s’ouvrira, pour une période de deux ans, une double négociation : celle organisant les conditions du départ du Royaume-Uni, celle fixant notamment les nouvelles modalités d’accès des Britanniques au marché unique et la libre circulation des citoyens. Mais pour « détricoter » des relations tissées pendant plus de 40 ans, des mesures institutionnelles, budgétaires et juridiques très compliquées sont à prendre.

Le saviez-vous ?

› › › Les élargissements successifs ont fait passer le nombre de langues officielles de l’Union européenne de 4 en 1958 à 11 en 1993 puis à 24 de nos jours. Ils ont accentué la suprématie de l’anglais. Le français n’est plus utilisé que dans environ 10 % des textes de la Commission européenne, contre plus de 70 % pour l’anglais.

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