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Exécution des peines et réinsertion des condamnés

Dossier mis à jour le 19.11.2016

Article mis à jour le 19.11.2016

La prison est pour la très grande majorité de la population un univers inquiétant et mal connu, malgré l’attention médiatique dont elle est couramment l’objet.

Le service public pénitentiaire, qui représente 40,7% des crédits du ministère de la justice, assume une double mission : une mission de garde et une mission de réinsertion des personnes qui lui sont confiées par l’autorité judiciaire.

Les droits des détenus ont largement évolué et désormais un Contrôleur général des lieux de privation de liberté veille à leur respect. Toutefois, ces droits sont souvent mis à mal en raison du surpeuplement chronique des prisons, qui empêche également à ceux qui y sont incarcérés de bénéficier d’actions de réinsertion (travail, formation professionnelle, etc.). La surpopulation affecte essentiellement les maisons d’arrêt, où le principe de l’encellulement individuel reste encore un objectif à atteindre, et ce malgré l’accroissement continu du parc pénitentiaire depuis trente ans.

Afin de limiter l’incarcération et ses inconvénients (surpopulation, risque de récidive, désocialisation, etc.), les pouvoirs publics ont développé des peines alternatives à la prison pour les auteurs de délits. Toutefois, ces peines n’ont pas la faveur des juges. La prison demeure, en effet, la sanction la plus souvent prononcée en matière correctionnelle.

Depuis quelques années, la surpopulation carcérale bat des records. Pour y remédier, la ministre de la justice, Nicole Belloubet, a présenté le 18 octobre 2018 un nouveau plan immobilier pénitentiaire qui prévoit la création de 15 000 places supplémentaires d’ici 2027. Parallèlement, une réécriture de l’échelle des peines est en cours.

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